QVEMF : la voix off de l'émission ne vous est pas inconnue !juillet 4th, 2015

"Qui veut épouser mon fils (QVEMF) ?" et "Qui sera le prochain grand pâtissier ?" sont deux programmes très différents, diffusés sur deux chaînes concurrentes. Ils ont pourtant un point commun : leur voix off, derrière laquelle se cache un caméléon du PAF, Patrick Kuban. ITW Par Gaelle Guitard de Téléstar.fr Télé Star : Même si votre voix change un peu, nous vous avons reconnu dans deux programmes diffusés en ce moment !  Patrick Kuban : En effet, je suis la voix off de Qui veut épouser mon fils ? sur TF1, depuis la saison 1, et de Qui sera le prochain grand pâtissier ? sur France 2. Deux divertissements très différents. Quelles sont les exigences du programme de TF1 ? Je fais le lien entre les différentes séquences et je dois apporter un ton particulier, dans la lignée de la série Desperate Housewives. Je joue mon texte et parfois je propose des modifications. C'est tout un travail d'équipe avec le rédacteur du texte et l'ingénieur du son. Qui veut épouser mon fils ? est la comédie de la vie, mais je suis le seul comédien de l'émission ! Quelle est la différence avec le Prochain grand pâtissier sur France 2 ? Mon texte est plus informatif. Chaque gâteau est une aventure ! Je dois livrer des détails précis sur sa confection et sa composition. Il faut que je "cuisine" ma voix pour faire saliver les téléspectateurs. Sur votre site web, vous mettez en avant l'émission de France 2, et il n'y a rien sur de Qui veut épouser mon fils ? Pourquoi ? Attention, je n'ai pas honte du tout de ce programme, au contraire, je m'éclate ! On rigole énormément pendant les enregistrements. Si on me rappelle pour la saison 5, je fonce. Si j'ai parlé du Prochain grand pâtissier sur la page d'accueil de mon site, c'est parce que c'est une nouvelle aventure pour moi et que ça vient juste de démarrer. Que faites-vous d'autres à la télévision ? Trente millions d'amis sur France 3, la voix grave de la bande-annonce de Braquo sur Canal+ et des documentaires sur Arte, comme celui sur le Mont Blanc. Un exercice totalement différent. Il faut raconter l'histoire en réussissant à se faire oublier. On vous entend aussi à la radio. Oui, sur RTL2 pour les annonces publicitaires de la station. J'ai travaillé dans les radios libres dans les années 80 et les directeurs me demandaient déjà de faire les spots de pub. Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ? Trente ans. J'ai appris mon métier de comédien au Cours Florent et très vite j'ai choisi de me spécialiser dans la voix. Une voix transmet tellement d'émotions différentes... Et quand on sait jouer sur scène, on sait jouer derrière un micro. C'est même ce qu'il y a de plus compliqué pour un comédien. Je fais partie des 250 voix off en France. 75% font autre chose à côté, comme du théâtre, donner des cours...Mais moi je fais ce travail à temps plein et j'en vis très bien. Je ne suis absolument pas frustré de ne pas apparaître dans des films ou des téléfilms.  

Les inrocks enquête sur les voixjanvier 7th, 2011

Patrick Kuban, comédien pour la publicité et voix off pour la radio/tv : "Notre difficulté, c'est de ne pas tomber dans la caricature. Si on peut parfois proposer des choses nouvelles en studio, on reste face à un annonceur avec ses objectifs et une agence de pub qui doit respecter son brief."
source : Soline Ledésert. lesinrocks.com

La Croix: "Voix off", un métier de l'ombre.janvier 7th, 2011

Assurer les commentaires dans les documentaires représente une autre facette du métier . Patrick Kuban, comédien et voix off pour Canal Plus, RTL 2 et l’émission « Fort Boyard » (France 2), s’est imposé comme un spécialiste du genre. Chaque année, il commente une trentaine d’œuvres, diffusées entre autres sur France 3 ou France 5. " La principale difficulté consiste à caler sa voix sur le “time code”, une horloge qui défile à l’écran. Je découvre les textes deux jours avant l’enregistrement. Pas de droit à l’erreur, car les budgets sont limités. Pour une œuvre de 52 minutes, il est impossible d’excéder trois heures en studio ", explique cet ancien élève du cours Florent, qui a collaboré avec une centaine d’employeurs depuis ses débuts, en 1990.
source : La croix - Élisabeth Petit
"Qui veut épouser mon fils (QVEMF) ?" et "Qui sera le prochain grand pâtissier ?" sont deux programmes très différents, diffusés sur deux chaînes concurrentes. Ils ont pourtant un point commun : leur voix off, derrière laquelle se cache un caméléon du PAF, Patrick Kuban. ITW Par Gaelle Guitard de Téléstar.fr Télé Star : Même si votre voix change un peu, nous vous avons reconnu dans deux programmes diffusés en ce moment !  Patrick Kuban : En effet, je suis la voix off de Qui veut épouser mon fils ? sur TF1, depuis la saison 1, et de Qui sera le prochain grand pâtissier ? sur France 2. Deux divertissements très différents. Quelles sont les exigences du programme de TF1 ? Je fais le lien entre les différentes séquences et je dois apporter un ton particulier, dans la lignée de la série Desperate Housewives. Je joue mon texte et parfois je propose des modifications. C'est tout un travail d'équipe avec le rédacteur du texte et l'ingénieur du son. Qui veut épouser mon fils ? est la comédie de la vie, mais je suis le seul comédien de l'émission ! Quelle est la différence avec le Prochain grand pâtissier sur France 2 ? Mon texte est plus informatif. Chaque gâteau est une aventure ! Je dois livrer des détails précis sur sa confection et sa composition. Il faut que je "cuisine" ma voix pour faire saliver les téléspectateurs. Sur votre site web, vous mettez en avant l'émission de France 2, et il n'y a rien sur de Qui veut épouser mon fils ? Pourquoi ? Attention, je n'ai pas honte du tout de ce programme, au contraire, je m'éclate ! On rigole énormément pendant les enregistrements. Si on me rappelle pour la saison 5, je fonce. Si j'ai parlé du Prochain grand pâtissier sur la page d'accueil de mon site, c'est parce que c'est une nouvelle aventure pour moi et que ça vient juste de démarrer. Que faites-vous d'autres à la télévision ? Trente millions d'amis sur France 3, la voix grave de la bande-annonce de Braquo sur Canal+ et des documentaires sur Arte, comme celui sur le Mont Blanc. Un exercice totalement différent. Il faut raconter l'histoire en réussissant à se faire oublier. On vous entend aussi à la radio. Oui, sur RTL2 pour les annonces publicitaires de la station. J'ai travaillé dans les radios libres dans les années 80 et les directeurs me demandaient déjà de faire les spots de pub. Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ? Trente ans. J'ai appris mon métier de comédien au Cours Florent et très vite j'ai choisi de me spécialiser dans la voix. Une voix transmet tellement d'émotions différentes... Et quand on sait jouer sur scène, on sait jouer derrière un micro. C'est même ce qu'il y a de plus compliqué pour un comédien. Je fais partie des 250 voix off en France. 75% font autre chose à côté, comme du théâtre, donner des cours...Mais moi je fais ce travail à temps plein et j'en vis très bien. Je ne suis absolument pas frustré de ne pas apparaître dans des films ou des téléfilms.   Voix off : enquête sur un imaginaire sonore hyper codé

Elles "habillent" la télé, rendent une pub radio irritante, une bande-annonce fantastique ou un documentaire caricatural. Ces voix familières qui s'imposent quotidiennement à nos oreilles colportent les plus gros stéréotypes sonores. D'où sort la voix d'homme supposément poivre et sel qui parviendrait presque à nous faire croire que le café noir, c'est sombre et sexy ? Qui a inventé le ton "Capital" ? Et qui accuser de tous ces clichés ? Enquête sur le métier de "voix" qui baigne dans le doux conservatisme du marketing.

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"Voix off", un métier de l'ombre. Lien vers l'article Elles sont aussi familières qu'anonymes, annoncent les programmes, commentent les documentaires et donnent la réplique aux animateurs, à la radio et à la télévision. En ce début d’année, les bureaux feutrés de la société Ovitec, à Paris, ont des allures de ruche. Plannings en main, ingénieurs du son, rédacteurs et techniciens de France 2 s’affairent pour boucler les bandes-annonces du jour. Dans le "bocal", une petite pièce vitrée et insonorisée qui donne sur le studio d’enregistrement, Fred Courtadon, voix off sur la chaîne publique, enregistre le sommaire diffusé à l’antenne dans trois jours. " Ne fermez pas les yeux, vous risqueriez de passer à côté de l’assassin… ", met en garde la jeune femme, penchée sur son micro. Comme un écho à ses paroles, les visages sombres de Robin Williams et Al Pacino défilent sur un petit écran, sous ses yeux. Depuis septembre 2006, cette Belge de 37 ans a rejoint le service chargé de l’habillage et de l’autopromotion sur France 2. "Trouver le ton juste" ou "communiquer son émotion" "Imaginer un sommaire est un travail d’équipe. Le réalisateur conçoit un montage vidéo de 30 à 35 secondes, avec les passages clés des programmes. Nous les visionnons ensemble, et j’écris les textes, pour les accompagner. Lors de l’enregistrement, j’essaie de communiquer mon émotion aux téléspectateurs, sans surjouer", confie cette ancienne animatrice sur M6. Au siège d’Arte, à Strasbourg, l’ambiance est tout autre. Sylvie Caspar, l’unique voix off française de la chaîne franco-allemande, se rend chaque semaine dans la capitale alsacienne pour enregistrer les bandes-annonces des huit prochains jours. " Des rédactrices préparent les textes. Nous les lisons ensemble, pour trouver le ton juste. Je cherche d’abord à transmettre une chaleur, une légèreté et une harmonie ", sourit cette ancienne assistante vétérinaire à la voix douce et aérienne, repérée voilà seize ans lors d’un casting. Une profession peu connue du grand public Familières à nos oreilles, les voix off exercent néanmoins un métier peu connu du grand public. Pourtant, ces « professionnels sans visage » jouent un rôle stratégique dans le paysage télévisuel et radiophonique actuel. " Notre rôle est de donner une identité et une couleur sonore à la station ou à la chaîne. Sur France Info, nous assurons également une unité entre les chroniques, très courtes ", explique Anne Ferrier, voix off sur la station depuis 1992. Mais leur mission ne se limite pas à l’annonce des programmes à venir. Certaines voix off donnent la réplique aux animateurs, dans de nombreux divertissements. Depuis douze ans, Pierre Galibert, 45 ans, a tour à tour sévi aux côtés de l’animateur Jean-Luc Reichman, puis de Tex, dans les Z’amours , sur France 2. Dans les décors colorés et clinquants des studios d’enregistrement, à Saint-Cloud, la complicité entre les deux hommes est évidente. " Je suis le faux méchant, l’empêcheur de tourner en rond. J’interviens lorsque Tex m’interpelle, que les candidats éprouvent des difficultés ou mettent trop de temps à répondre ", résume ce Toulousain, qui a fait ses armes sur RMC et Nostalgie. Des vocations toujours plus nombreuses Assurer les commentaires dans les documentaires représente une autre facette du métier . Patrick Kuban, comédien et voix off pour Canal Plus, RTL 2 et l’émission « Fort Boyard » (France 2), s’est imposé comme un spécialiste du genre. Chaque année, il commente une trentaine d’œuvres, diffusées entre autres sur France 3 ou France 5. "La principale difficulté consiste à caler sa voix sur le “time code”, une horloge qui défile à l’écran. Je découvre les textes deux jours avant l’enregistrement. Pas de droit à l’erreur, car les budgets sont limités. Pour une œuvre de 52 minutes, il est impossible d’excéder trois heures en studio", explique cet ancien élève du cours Florent, qui a collaboré avec une centaine d’employeurs depuis ses débuts, en 1990. Les difficultés du métier ne découragent pas les vocations, toujours plus nombreuses. Une affluence qui incite les voix off à se diversifier, en attendant d’être, peut-être, un jour, à la barre de leur propre émission. Vinciane Millereau, sur France 5, en est un exemple. Cette comédienne de 35 ans au timbre suave et distingué réalisera en avril son premier court-métrage, et attaquera ce mois-ci une nouvelle saison de la série "Central nuit", pour France 2.